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LA CRISE AU QUOTIDIEN


INTRODUCTION

Nous avons déjà analysé sur ce site les origines de la crise, son déroulement prévisible et les solutions possibles aux niveaux mondial, européen et français (1). Ces analyses tranchent avec l’incroyable cacophonie de tous les universitaires qui se répandent dans les medias. Au vu de leurs élucubrations, il n’est pas surprenant que les universités françaises soient aussi mal placées dans les classements mondiaux.

Je vous avais aussi annoncé que les autorités perdraient le contrôle de la crise: lors du dernier G7, le ministre des finances japonais est arrivé à la conférence de presse complètement ivre. Il venait sans doute d’apprendre que son pays avait enregistré une chute annualisée de 13% de son PIB!

A présent, en réponse à la demande de lecteurs , nous allons étudier ce qui va se passer dans votre vie quotidienne en identifiant les principaux risques et en indiquant les moyens de s’en prémunir . Nous passerons successivement en revue les risques de dépression et d’hyper-inflation, de faillite bancaire survenant en France, de faillite d’un Etat européen et finalement de faillite de l’Etat français avec ses conséquences dévastatrices.

Cet article ne constitue pas une consultation juridique et notre responsabilité ne saurait en aucun cas être engagée en raison des informations qu’il contient (2).

INTRODUCTION 1-DEPRESSION OU HYPER-INFLATION 2-FAILLITE D'UNE BANQUE EN FRANCE 3-FAILLITE D'UN ETAT EUROPEN 4-FAILLITE DE L'ETAT FRANCAIS CONCLUSION



1-DEPRESSION OU HYPER-INFLATION
1

Depuis plusieurs mois, les banques centrales injectent en permanence des liquidités afin d’aider les établissements de crédit en difficulté. La crise ayant été causée par un excès de dettes, de nombreux analystes considèrent que ces pratiques soignent le mal par le mal et risquent de déboucher sur une hyper-inflation générale comparable à celle que connut en son temps la République de Weimar. Ils évoquent aussi une faillite du Dollar ou de l’Euro puisqu’une hyper-inflation se traduit par une hausse générale des prix et par la dépréciation de la monnaie du pays concerné.

A première vue, ces injections de liquidités ne font que compenser les pertes enregistrées par les investisseurs et qui se chiffrent en milliers de milliards d’euros. Si la croissance repartait fin 2009 ou au début de 2010, ces sommes énormes pourraient effectivement provoquer une inflation mondiale. Cela étant, nous pensons que la reprise n’interviendra pas de sitôt (3). Le risque d’inflation parait donc lointain tandis que le spectre de la déflation est immédiat.

Toutefois, depuis le 16 décembre, la FED a indiqué qu’elle pourrait acquérir des bons du Trésor américain. Cela signifie qu’elle va refinancer les déficits et l’endettement de l’administration américaine. En bon français, cela s’appelle faire marcher la planche à billets! Après une période de déflation plus ou moins longue, nous subirons donc à coup sur, une inflation mondiale qui sera de surcroît stimulée par la hausse inévitable des matières premières en raison des pénuries prévisibles.

11-Comment se prémunir de la dépression

Commençons par examiner les moyens de se prémunir de la dépression puisqu’elle représente le risque immédiat.

Une dépression, c’est à dire une chute générale des prix, ne pénalise pas directement les fonctionnaires et les retraités puisque leur pouvoir d’achat augmente au fur et à mesure que les prix s’effondrent. Les retraités peuvent même faire de bonnes affaires en fréquentant les salles de ventes et en profitant des liquidations judiciaires. Il faut, à l’évidence, se tenir à l’écart des actifs qui peuvent baisser. Il est encore trop tôt pour acheter en bourse et le prix de l’immobilier, notamment à Paris, reste trop élevé. Des opportunités existent dans les pays ou il a déjà beaucoup baissé (USA, Espagne, pays de l’Est) mais je pense qu’il est préférable d’attendre que la dépression aille jusqu’à son terme. De plus, la prudence conseille de rester le plus liquide possible pour faire face aux autres risques (voir plus loin).

En revanche, une dépression touche durement les entreprises qui n’écoulent plus leurs marchandises, bradent leurs stocks et finalement se trouvent à court de liquidités. Dans le contexte actuel, il n’est pas recommandé de fonder une SARL avec 4 sous de capital! De même, les entreprises qui vivaient grâce à des découverts révocables se retrouvent dans une situation précaire. Comme la crise peut durer longtemps, il faut y regarder à deux fois avant de puiser dans son patrimoine personnel pour recapitaliser l’entreprise. Dans bien des cas, les PME fragiles feraient mieux de jeter l’éponge.

Une dépression offre néanmoins des opportunités aux entreprises solides. Elle élimine un certain nombre de concurrents. De plus, elle permet d’améliorer la qualité du personnel en licenciant les employés qui ne sont pas au meilleur niveau. En revanche, il faut garder autant que faire se peut les très bons éléments, même s’ils sont pour le moment sous employés, puisque l’entreprise en aura besoin dès que la reprise s’amorcera.

Ce sont les salariés du secteur privé qui payent le plus lourd tribut à la crise en raison du chômage. En dépit des prélèvements opérés par la sécurité sociale sur leur feuille de paie, ils ne peuvent prétendre, en cas de perte de l’emploi, qu’à des indemnités temporaires et ensuite à des minima sociaux (RMI, allocations diverses) qui ne permettent pas de vivre décemment. En raison de ces prélèvements absurdes, ils disposent de très peu d’économies. Avec l’approfondissement de la crise, le chômage de masse risque de se transformer en misère de masse.

La situation des salariés est pire que dans les années 30. A cette époque, les familles étaient encore solides et le tissu social comportait un grand nombre d’exploitations agricoles autosuffisantes. Les ouvriers des villes au chômage pouvaient donc se replier sur leurs familles rurales pour subsister. Aujourd’hui, ils sont jetés à la rue. De plus, le gouvernement radical socialiste protégeait l’emploi français en rapatriant les travailleurs étrangers. Aujourd’hui, grâce à notre élite et à une discrimination positive qui ne dit pas son nom, les travailleurs français sont plus vulnérables que les étrangers qui bénéficient des fortes solidarités familiales et ethniques propres à leurs communautés.

Que faire dans de telles circonstances? En premier lieu, les salariés devraient s’efforcer de moins consommer afin d’augmenter leurs épargnes de précaution sur livrets. Au quatrième trimestre 2008 la consommation en France s’est encore accrue de 0,5% alors que le PIB chutait de 1,2% (4). Dans une boutique de téléphonie, j’ai vu une femme acheter trois mobiles alors qu’elle avait une carte de la banque alimentaire dans son portefeuille! De même, les indemnités de rentrées scolaires sont trop souvent utilisées pour acheter les gadgets électroniques (et de surcroît importés) que les grandes surfaces placent, à ce moment là, en promotion dans leur gondoles. Enfin, l’intense fréquentation des stations de sports d’hiver témoigne d’une certaine inconscience de nos compatriotes. Ces anecdotes montrent que les classes populaires dépensent encore trop et qu’elles feraient bien de s’inspirer du « plan Harpagon » publié sur notre blog (5).

Bien entendu, ce n’est pas le moment d’emprunter pour changer de voiture, ou acheter une résidence principale (et à fortiori secondaire). En cas de chômage, la valeur du bien ne couvrirait pas le capital emprunté en raison de la baisse des prix immobiliers. A l’intention des jeunes générations, précisons aussi que ce n’est pas non plus le meilleur moment pour injurier son patron, se fâcher avec ses vieux parents, ou divorcer au moindre prétexte. A défaut de disposer d’un patrimoine, il convient de renforcer son capital humain, de parfaire sa formation, d’augmenter sa visibilité et de se rendre partout indispensable.

En bref, consommez moins et épargnez en prévision des vaches maigres . On nous objectera que ce conseil risque d’aggraver encore la spirale déflationniste mais nos lecteurs savent bien que la reprise ne viendra pas d’un surcroît de dépenses à crédit mais de mesures beaucoup plus radicales et qui, hélas, ne sont pas encore à l’ordre du jour (6).

12-Comment se prémunir de l'hyper-inflation

En période d’hyper-inflation les rôles s’inversent. Avec un taux d’inflation de 6% par an, le pouvoir d’achat d’une pension diminue de moitié en moins de 12 ans. Les retraités doivent donc compter sur leur patrimoine pour compenser la baisse de leur pouvoir d’achat.

La recette permettant de faire fructifier ce patrimoine, s’énonce simplement: Il faut emprunter à taux fixe aux banques pour acheter des immeubles qui augmentent au même rythme que la hausse des prix. En agissant ainsi vous accroissez votre patrimoine tandis que les échéance des prêts deviennent de plus en plus légères puisqu’elles restent à leur valeur nominale.

Une hyperinflation s’accompagne souvent d’une forte dépréciation de la monnaie. A défaut de se protéger en investissant dans la pierre, certains conseillent d’acheter de l’or en pièces ou en lingots. Pour le moment, je reste réservé à l’égard de cette suggestion: les achats et ventes d’or supportent de lourdes taxes; il faut payer l’achat en espèces dans des échoppes; la conservation en sûreté devient vite un casse tête; enfin le courtier conteste souvent la qualité des pièces lors de la revente ! Un achat d’or ne se justifierait que si des conditions exceptionnelles venaient à prévaloir: sortie de la zone euro, rétablissement du contrôle des changes, refus de la monnaie nationale pour les transactions importantes (comme c’est le cas dans beaucoup de pays à monnaie faible ou les achats immobiliers se règlent en dollars). A l’évidence, nous n’en sommes pas encore là.

En conclusion, la déflation dans l’immédiat et l’inflation à moyen terme représentent des risques très probables qui peuvent affecter une majorité de français.

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2-FAILLITE D'UNE BANQUE EN FRANCE

Il faut tout d’abord distinguer deux notions qui sont parfois confondues: la crise de liquidité et la crise de solvabilité.

Comme une banque ne détient en espèce qu’une partie des dépôts qui lui ont été confiées, elle peut se retrouver a court de liquidités lorsque tous les déposants se précipitent à ces guichets pour retirer leur argent. Dans de tels cas, comme cela s’est produit en d’autres circonstances, on ferme provisoirement les guichets et on organise un rationnement périodique des retraits. Toutefois lorsque la banque est saine, elle peut réescompter ses actifs auprès de la banque centrale afin de recevoir l’argent nécessaire à la sauvegarde des déposants et au retour à une activité normale.

La situation est toute autre en cas de crise de solvabilité. Dans ce cas les actifs d’une banque (ses prêts) ne couvrent plus son capital et ses dettes (les dépôts). La banque n’est alors plus éligible aux avances de la banque centrale et elle est exposée, en cas de panique des déposants, à une faillite sans issue.

Les banques françaises étant dans une situation plutôt favorable, le risque d’une faillite bancaire me parait faible. Néanmoins, il pourrait survenir à l’occasion d’évènements exceptionnels.

21-Que deviennent les prêts

Supposons que la banque A qui vous a consenti un prêt fasse faillite. Dans ce cas, le tribunal trouvera une autre banque B qui rachètera l’actif et donc le portefeuille de prêts de la banque A. Vous recevrez alors par huissier une notification de changement de créancier et vous devrez rembourser la banque B dans les mêmes conditions que vous l’auriez fait pour la banque A. Autrement dit, ne comptez pas sur un moratoire!

22-Que deviennent les dépôts, les comptes à terme, et les assurances vies.

En principe, en cas de faillite bancaire, les déposants se trouvent dans la même situation que les fournisseurs d’une entreprise. Avec le produit de la vente des actifs, le liquidateur règle d’abord les salariés qui sont prioritaires puis les déposants à hauteur des sommes disponibles. Le montant du remboursement est alors fonction de la valeur et de la liquidité des actifs. J’ai connu un fonds qui avait investi l’argent de ses déposants dans l’achat de terrains dans le grand nord canadien. La valorisation et la vente de ces actifs se sont étalées sur 15 ans et les déposants n’ont récupéré que 10% de leur argent!

En théorie, Les épargnants français bénéficient de la protection du fonds de garantie des dépôts qui vise à indemniser, dans la limite d'un plafond de 70 000 euros par déposant (soit 140 000 euros pour un compte joint) et par banque, les compte de chèques, comptes sur livret, plans d'épargne logement, dépôts à terme et bons de caisse. Les épargnants souscripteurs d'un contrat d'assurance-vie placé sur des fonds euros bénéficient du même type de garantie. Un fonds de garantie des assurés contre la défaillance des sociétés d'assurance couvre chaque souscripteur à hauteur de 70 000 euros, comme pour les comptes de dépôt. Toutefois, il existe de nombreuses limitations techniques portant sur la nature des actifs garantis et la liste des banques et assurances bénéficiaires. Pour une revue complète, je vous conseille donc de consulter le site de la Banque de France(7)

De plus, le fonds de garantie des dépôts (FGD) est doté de 1,8 milliard d'euros seulement alors que les actifs à garantir s'élèvent à environ 1500 milliards d'euros . Toutefois, Nicolas Sarkozy a promis que l’état rembourserait sans limites tous les épargnants. La concrétisation de cette promesse verbale se traduirait par une nationalisation et une recapitalisation qui permettraient à la banque en difficulté d’avoir de nouveau recours aux avances de la banque centrale. Tout cela reste néanmoins assez flou!

23-Comment se prémunir

En premier lieu, ne confiez jamais votre argent à des intermédiaires non bancaires qu’il s’agisse de courtiers en matières premières (sucre, soja), de vendeurs de hedge funds, de sociétés de gestion ou de promoteurs de niches fiscales dans les Dom Tom! Placez votre argent dans de grandes banques connues en diversifiant entre plusieurs établissements afin d’élargir le champ de la garantie. Par exemple, un épargnant qui ouvrirait un compte de 70 000 euros dans 5 établissements distincts pourrait en théorie prétendre à une garantie de 350.000 euros couvrant donc l’intégralité de ses placements.

Je recommande aussi de garder des liquidités à domicile et de conserver sur son compte à vue une somme substantielle afin de pouvoir tirer rapidement un cheque sur sa banque au cas ou elle serait en difficulté, et de l’encaisser aussitôt sur une banque moins éprouvée (Pensez par exemple à la banque postale). Certes, ces fonds ne produisent aucune rémunération mais de telles précautions s’avèrent justifiées dans le contexte actuel.

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3-FAILLITE D'UN ETAT EUROPEEN

Disons le d’emblée: il s’agit d’un risque avec une forte probabilité. Un état est financièrement en faillite lorsqu’il ne trouve plus à emprunter pour couvrir ses déficits. Pour le moment, tous les grands états, à commencer par les états unis, trouvent aisément des fonds pour refinancer leurs dettes parce que les investisseurs, en raison du dérèglement des marchés, considèrent, à tort ou à raison qu’il s’agit encore du placement le moins risqué. Par ailleurs, les appels de fonds des états ne sont plus concurrencés par les émissions des entreprises qui ne peuvent plus emprunter. Enfin, les épargnants des pays émergents achètent massivement les bons du trésor en Dollar ou en Euro afin de parer à la dépréciation de leur propre monnaie.

Toutefois, cette tendance risque de se retourner aussi soudainement que les cours du pétrole en 2008. Avec les plans de relance, les USA et la zone Euro doivent lever environ 2000 milliards de dollars en 2009 pour refinancer leur endettement alors qu’au même moment, les réserves des pays émergents se tarissent en raison de la baisse des cours des matières premières et de la chute de leurs exportations. On peut donc assister dans les semaines qui viennent à une forte remontée des taux. Dès à présent, plusieurs pays européens éprouvent des difficultés à refinancer leur dette souveraine.

31- Conséquences

En principe, le FMI et les grands états de la zone euro se porteraient au secours d’un état européen défaillant en lui accordant des prêts concessionnels. Toutefois, que se passerait il si plusieurs états se trouvaient quasi simultanément dans cette situation ? De plus, les grands états connaissent aussi leurs propres difficultés et leur solidarité reste donc sujette à caution.

Etant livré à lui même, un état failli serait obligé de dévaluer profondément sa monnaie ou de sortir de l ‘euro en cas d’appartenance à la zone. Il payerait alors ses fonctionnaires et ses retraités en monnaie de singe et effacerait ainsi ses dettes internes en recourant à l’inflation. En contrepartie, la dette extérieure libellée en devises fortes pèserait plus lourdement mais le pays bénéficierait sans doutes de concordats négociés avec ses créanciers étrangers.

Cela étant, la faillite d’un état européen entraînerait des conséquences systémiques pour les systèmes bancaires des autres pays. De même que les non résidents détiennent 60% de la dette publique française, il est probable que la plus grande part de la dette d’un état comme la Hongrie est financée par des banques et des compagnies d’assurance étrangères (dont françaises). La faillite de la Hongrie provoquerait donc la faillite de banques dans les autres pays.

32-Comment se prémunir

En cas de faillite d’une banque en France, nous avons vu que l’épargnant pouvait facilement placer ses économies dans un autre établissement. Dans le cas présent, la situation serait plus délicate puisque toute une série de banques, tant en France qu’à l’étranger, se trouveraient soudain en grande difficulté. Afin d’élargir les options possible, l’ouverture d’un compte à l’étranger pourrait alors s’avérer opportun à condition de prendre un certain nombre de précautions élémentaires.

Tout d’abord, en raison du nombre croissant d’escroqueries, je déconseille fortement d’ouvrir un compte par le biais de l’Internet. Evitez les intermédiaires parfois véreux et toujours onéreux. Prenez l’avion, le train ou votre voiture et allez sur place pour ouvrir un compte dans la banque que vous avez retenue. Il faut aussi exclure les pays dont les monnaies risquent de se déprécier et les paradis fiscaux puisque l’Europe envisage d’imposer prochainement la clôture de toutes ses opérations bancaires avec ces places exotiques. La sagesse consiste donc à choisir une grande banque européenne mais en se tenant à l’écart des banques suisses, néerlandaises, belges et surtout autrichiennes qui seraient, selon le FMI, fort exposées à la défaillance des pays de l’Europe de l’est.

Sur le plan réglementaire , tout citoyen de l'Union européenne peut ouvrir un compte bancaire dans un autre pays que le sien, à condition de produire un passeport, un justificatif de domicile et un relevé d’identité bancaire pour vérifier que le demandeur n’est pas sous le coup d’une interdiction. Sachez que les comptes anonymes sont interdits dans l’union européenne et que la banque n’est pas obligée de vous ouvrir un compte. Par exemple, certaines grandes banques suisses demandent aux français, non résidents en suisse, un dépôt initial de 30.000 euros. Des garanties spécifiques peuvent aussi conditionner la délivrance d’une carte de paiement du type Visa. En revanche, le dépôt initial lié à l’ouverture du compte se réalise au moyen d’un simple cheque, tiré sur une banque française et sous réserve d’encaissement. Il est donc inutile de transporter des espèces d’autant plus que tout transfert de billets pour un montant supérieur à 7600 euros doit être déclaré aux autorités douanières. 

Enfin l’ouverture d'un compte à l’étranger doit faire l’objet d’une déclaration à l’administration fiscale sous peine d'une amende de 750 € par compte non déclaré. Même si l’ouverture d’un compte à l’étranger est parfaitement légale, sachez que l’administration fiscale peut y déceler une intention de fraude susceptible de déclancher un contrôle fiscal généralisé!

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4-FAILLITE DE L'ETAT FRANCAIS

Tout comme les autres états, la France peut faire faillite mais la probabilité d’un tel séisme reste faible, au moins dans l’immédiat . En effet, la France est moins endettée que beaucoup d’autres pays. Sa dette représente 64% du PIB (en 2007) alors que celles de nombreux états atteignent ou dépassent 100% de leur PIB (Japon, Italie, Grèce, Belgique). Même les états unis sont plus endettés que la France puisque leur dette pourrait atteindre 80% en 2009 suite aux plans de relance en cours. Par ailleurs, le gouvernement français, au moins pour le moment, place facilement ses emprunts. Par exemple, lors de la dernière adjudication, l’agence France- Trésor a reçu une offre de 20 milliards d’euros de la part des investisseurs alors qu’elle n’en demandait que 8 milliards. Enfin l’agence de notation Moodys vient de publier une étude montrant que des pays comme le France, l’Allemagne et le Canada « ont une situation assez solide et où l’intensité du choc est faible ».

Toutefois, il faut tenir compte du contexte politique et social de la France qui est assez exceptionnel en Europe. Indépendamment de toutes considérations économiques ou financières, la situation politico sociale pourrait entraîner une soudaine défiance des prêteurs et précipiter l’Etat dans la faillite.

41-Les conséquences

On peut se reporter au livre du regretté Philippe Jaffré intitulé « le jour ou la France a fait faillite » : suite à une dégradation de sa note souveraine, la France ne peut plus refinancer sa dette et il faut faire appel au FMI et à l’Union Européenne qui imposent alors un plan de rigueur fondé en substance, sur l’abandon de l’assistanat et de l’état providence (8).

A la réflexion, je ne suis pas sur que cet ouvrage de « finance –fiction », rédigé avant la crise actuelle, épouse parfaitement la réalité prévisible. Certes, le FMI et les autres états de la zone euro ne laisseront pas sombrer un pays de la taille de la France et lui apporteront certainement les concours nécessaires moyennant l’adoption d’un plan de redressement. Mais quel sera son contenu? Dans le contexte déflationniste actuel, je pense que les autorités internationales réclameront un durcissement de la fiscalité sur les épargnants français et des réductions de dépenses concernant en priorité les retraités (On peut imaginer un plafonnement des retraites, une réduction drastique des dépenses de soins etc.). En revanche, on ne fera rien pour réduire les autres dépenses improductives et notamment le nombre des fonctionnaires et les coûts de l’immigration. A l’issue de ce programme, la classe moyenne sera ruinée tandis que les retraités seront réduits à la mendicité comme ce fut le cas lors de l’effondrement de l’Union soviétique.

En vertu de cette analyse, je ne crois pas que l’extrême gauche, alliée aux islamistes, puisse prendre le pouvoir pour instaurer une sorte de dictature associant le guevarisme et la charria. Bien sur, les gauchistes provoqueront toutes sortes de désordres mais nos élites reprendront vite le contrôle en s’appuyant sur des relais naturels au sein de la gauche et des syndicats classiques. On fera semblant de tout changer pour que rien ne change. Finalement, on débouchera sur une sociale démocratie multiculturelle. L’élite actuelle en sortira renforcée et la nouvelle France ressemblera à un grand Kosovo sous tutelle des organisations internationales.

Cette analyse, bien trop cursive, mériterait des développements plus amples mais de toutes manières, aucun futur n’est écrit. De plus un autre scénario serait possible si le peuple français parvenait enfin à se ressaisir.

42-Comment se prémunir

Quelle que soit l’analyse retenue, il est certain qu’une faillite de l’état français se traduirait par un chaos social et financier . S’agissant de votre argent, vous pouvez vous reporter aux chapitres précédents mais il faut aussi prévoir des mesures visant à garantir vos biens et votre sécurité.

En cas de désordres prolongés, les supermarchés et les stations d’essence seront fermés. L’électricité et le téléphone seront coupés. Les transports publics ne fonctionneront plus. Il est donc sage de prévoir des approvisionnements en produits de base (pâtes, riz, bougies, cartouches de camping gaz, carburants) et de maintenir plein le réservoir de votre véhicule afin d’avoir toujours assez de carburant pour rejoindre la frontière la plus proche.

Au cas ou vous seriez amené à quitter votre domicile pour vous mettre à l’abri en attendant que les choses se rétablissent, emportez avec vous tous vos papiers d’état civil, vos documents financiers, et les titres de propriété de votre domicile afin que vous puissiez faire valoir vos droits au cas ou vous retrouveriez votre logement occupé par des « papas, des mamans et des jeunes ». En outre, tachez de prévenir la gendarmerie en cas d’absence prolongée.

Il ne sert à rien de partir trop tôt mais il ne faut pas non plus partir trop tard. En effet, le moment venu, les « jeunes » couperont les routes et rançonneront les voyageurs. Lorsque vous constaterez l’impuissance de la gendarmerie, il sera temps de rejoindre d’urgence la frontière la plus proche.

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CONCLUSION

L’évaluation de la probabilité d’un risque correspond à un jugement objectif qui ne dépend pas de la situation de l’observateur. Par exemple la probabilité d’une déflation est la même que vous soyez agriculteur ou industriel. En revanche l’impact d’un risque donné dépend étroitement des situations sociale: une dépression est une bonne chose pour un rentier et une catastrophe pour un salarié précaire. Pour évaluer l’impact d’une manière objective, il faut donc prendre pour critère le nombre de personnes concernées. En ce sens, la dépression ou l’hyperinflation d’une part, et la faillite de l’état français d’autre part, correspondent à des évènements qui peuvent affecter une majorité de nos compatriotes.

A partir de cette observation liminaire, il devient possible de dresser notre matrice des risques et des impacts:

Impact

- Une faillite bancaire survenant en France a une faible probabilité et son impact serait limité.

- la faillite d’un état européen présente une forte probabilité mais son impact ne concernerait qu’une minorité de la population. Par exemple, le berger des alpages serait faiblement concerné.

- En revanche, la faillite de l’état français aurait un impact dévastateur pour toutes les catégories de la population mais présente, pour le moment du moins, une faible probabilité.

- Enfin, une dépression dans l’immédiat et une hyper inflation mondiale a moyen terme ont une très forte probabilité et leur impact affecterait aussi l’ensemble de la population.

On peut contrôler les évènements qui ont un faible impact (partie gauche de la matrice). En revanche, quelle que soit leur probabilité plus ou moins grande, les risques qui concernent l’ensemble de la population (partie droite de la matrice) doivent inspirer la plus grande vigilance.

Un dernier conseil : quel que soit le niveau de vos revenus, épargnez ! Épargnez toujours ! Épargnez le plus possible ! En cas de malheur, tous vos amis de trente ans vous abandonneront. En revanche, votre argent ne vous trahira jamais. Alors, prenez grand soin de lui !

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Notes:

1- Se reporter notamment aux articles suivants: http://www.freeworldacademy.com/globalleader/financialcrisis.htm : classé sur Google en 3eme position sur 25.700.000 entrées http://www.freeworldacademy.com/globalleader/financialorder.htm classé sur Google en 31eme position sur 78.400.000 entrées http://www.freeworldacademy.com/globalleader/depression.htm classé sur Google en 35eme position sur 21.200.000 entrées

2- Pour plus de precisions, se reporter à: http://www.freeworldacademy.com/legal.htm

3 - Se reporter aux dernières études du FMI qui confirment nos analyses:
http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2009/update/01/index.htm
http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0901.pdf

4- Une baisse du PIB en France de 1,2% au quatrième trimestre de 2008 contre 1% seulement aux etats unis, ce qui n’empèche pas les médias de répéter que la la France est mieux protégée de la crise grace à son matelas social ! Cherchez l’erreur !

5- Se reporter à: http://gerardpince.blogspot.com/2008/02/le-plan-harpagon.html

6- Reportez vous à: www.freeworldacademy.com/bref.htm

7- Consultez: http://www.banque-france.fr/

8 - Une synthèse est disponible sur le site suivant: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14358

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